Je n'en peu plus,
Ici bas la vie est si dure,
Dit moi, dit moi comment faire pour survivre sans toi,
Dans ce monde de glace ou je n'ai pas ma place.
La seule chose bénéfique que j'ai pu tirer de ce voyage loin de toi,
C'est l'amour de celui qui comble petit à petit,
Le gouffre béant que tu as fait de mon coeur,
Qui recolle les morceaux de mon âme déchirée,
De mon corps blessé.
Bien sur il ne pourra jamais t'effacer,
Tu es gravé en lettre de feu indélébile dans mon coeur,
Que seule toi fait rayonner.
Ton âme pleure,
Elle m'appelle,
Mais je ne puis y répondre,
Car je suis prisonnière ici.
Comprend moi,
Un jour j'ai du t'abandonner,
Toi que j'aimais plus que ma vie,
J'ai sombré dans une mélancolie désormais infinie.
Alors comprend,
Comprend que je ne puis renouveler cette expérience,
Que je ne puis recommencer en l'abandonnant.
Pardonne moi,
Pardonne moi de rester ici,
Si loin de toi,
Je sais que je n'ai pas le droit mais,
Mais je ne peux pas,
Une foi c'est déjà trop pour moi.
Essaye de voir la trahison et la douleur,
Qui comme un poison c'est infiltré dans mon coeur,
Le jour ou on m'as menti,
Et que je suis partie.
Alors comprend,
Comprend que je ne puis renouveler cette expérience,
Que je ne puis recommencer en l'abandonnant,
Même si depuis ce temps la,
Cette douleur je la traîne derrière moi.
Tu sais il est le seul liens qui me retient ici,
Il est le bouclier contre elle,
Cette douleur,
Qui se nourrie de ma peine pour toi ma soeur.
Si jamais tu m'en voulais,
Je comprendrais,
Car à mon tour je t'ai trahie,
En restant ici.
Mais s'il te plait,
Que je nourrisse le feu de ta haine
Ou le grand amour qu'on était
Je ne te demande qu'un seul geste,
Celui de ne jamais m'effacer.
Le temps a passé depuis,
Et les années se sont écoulées,
Comme un long fleuve tranquille
Sur le lit d'une vie brisée.
Et j'avais choisie d'effacer pour aujourd'hui,
Tous ces sentiments qui m'animaient
Me posant sans cesse au fil des nuits
Ces questions qui me tourmentaient.
Mais qui suis je pour exprimer des plaintes,
Mais qui suis je pour dire que j'ai mal,
Une vie parfaite semée de feintes,
Une joie si pure qui devient sale.
Cette lumière vive qui s'efface
Mais dites moi je ne comprends pas,
Pourquoi ces souvenirs si degeullasses,
Reviennent aujourd'hui vers moi.
Moi qui croyais avoir tout oublié,
La prise des souvenirs est plus forte aujourd'hui,
Moi qui croyais avoir tout lâché,
Ils m'enmennent au plus profond d'un puit,
Moi qui croyais avoir tout abandonné,
Je suis de nouveau dans ma mélancolie,
Moi qui croyais, je me suis bien trompée.
Il me semblait pourtant,
Que tout était bien reparti,
Que je n'avais plus dans le sang,
Ce cauchemard qui me rongeais la vie.
Le temps en a décidé autrement,
Ils revient encore plus fort aujourd'hui,
Frappant dans les rangs,
De la faiblesse de mon esprit.
Moi qui croyais avoir tout oublié,
La prise des souvenirs se fait plus forte aujourd'hui,
Moi qui croyais avoir tout lâché,
Ils m'enmennent au plus profond d'un puit,
Moi qui croyais avoir tout abandonné,
Je suis de nouveau dans ma mélancolie,
Moi qui croyais, je me suis bien trompée.
Mais ai-je le droit de me plaindre,
Alors qu'en apparence ma vie est si parfaite,
Ai-je le droit encore de feindre,
Que chaque jour pour moi est une fête.
On me regarde, on me sourie,
On ne se demande pas,
Comment vais-je aujourd'hui,
S'il y a quelque chose qui ne vas pas.
Alors un jour j'ai comprit,
Que jamais je ne guérirais,
Que je m’étais moi même trahie,
Il y a de cela des années,
Que j'avais laissé ma vie,
Loin derrière moi un soir d'été,
Que s'en était finie,
La paix m’avait abandonnée.
Alors après tout ceci,
Apres tout le mal que je nous ai fait,
Une dernière foi sous les feux de la nuit,
Je voudrais me faire pardonner,
De choisir une fin si facile,
Pour la douleur que j'ai été,
Sur les rives du Styx,
Vient donc me retrouver.
Je ne t'oublierais jamais mon amie,
Dans mon coeur pour l'éternité.
Les jours ce sont écoulées,
La plaie ne s'est jamais refermée,
Celle qui autrefois avait sourie,
A le visage manquant de vie,
Celle qui dans le temps riais,
Regarde maintenant sa vie
Comme un lointain passé.
On continue encore à m'appeller Sarah,
Mais ce que les gens ne comprennent pas,
C'est que que la gentille et douce Demoiselle,
Un jour c'est brisé les ailes,
Qu'elle est tombée dans des Abymes,
Que maintenant la colombe est infirme,
Au fond d'une nuit sans fin,
Au fond terrible de l'oubli,
Je me rends compte aujourd'hui,
Qu'elle est belle et bien partie.
La haut on n’a pas voulue de moi,
Je suis tellement pathétique,
Que je n'arrive pas,
A quitter mes rêves Idyllique,
Pour trouver le repos une dernière foi.
Et oui celui qui autrefois comblait mon coeur,
Celui qui absorbais tout mon malheur,
Ne c'est révélé n'être qu'un menteur,
Je t'ai abandonnée pour lui, ma soeur.
Peut être est-ce l'ironie du sort,
Qui maintenant me plante un peu plus fort,
Le souvenir de ma personne,
Si prude, fragile, petite none,
Offerte a lui sur un plateau en Or.
Oh que le ciel doit bien rire,
De m'avoir vu t'abandonner,
Pour m'offrir un cadeau empoisonné,
Qui m'empêche maintenant de m'épanouir.
Moi qui avais crue bien faire,
Encore une fois je me suis bien gourée,
Histoire de changer,
La cruche ne s'est pas loupée.
Alors chaque jour je me lève,
Avec cette douleur sourde dans les veines,
Qui m'arrache des râles de peines,
Me démontre que je ne suis pas saine.
Et chaque jour je recherche,
Qu'est ce qui me retient ici,
Et chaque jour je sèche,
Sur cette question qui me scie,
J'ai envie de partir,
Une dernière fois et à jamais,
J'ai envie que mon tourment me laisse tranquille,
Dans la mort enfin apaisée.
Qu'est tu devenue aujourd'hui,
Oh toi ma douce et belle,
Depuis que je suis partie,
Je suis restée sans nouvelle,
Sur une voie inaccessible,
Ou j'aurais pu te voir enfin, demoiselle.